Traditions nomades des Kirghiz

LES KIRGHIZ-NOMADES ET LEUR CULTURE

 


"Le cheval— ce sont les ailes de l’homme"


"S’il n’y a qu’un jour qui t’est offert pour vivre— passe-le en selle"

"Il n’y a qu’un cheval et qu’une causerie agréable qui peuvent raccourcir le chemin"

                                                                                                                     
Proverbes kirghiz

 


Les Kirghiz font partie des peuples nomades turcs qui se déplaçaient en Asie Centrale au cours des siècles. Les traditions nomades sont tellement fortes que certains affirment - c'est seulement après sa mort, étant enterré, que le Kirghiz arrête de mener une vie nomade. Les cimetières kirghiz sont les endroits attrayants. Ils sont souvent situés à l'éminence où, au lieu des monuments funéraires simples, on construit au-dessus de la tombe un petit mausolée en torchis ou bien on installe un carcasse métallique Ils sont souvent situés à l’éminence où, au lieu des monuments funéraires simples, on construit au-dessus de la tombe un petit mausolée en torchis ou bien on installe un carcasse métallique d’une yourte.

 

Au cours des siècles et même à présent la base de l’économie est l’élevage – élevage des moutons, des yaks et des chevaux pour se procurer leur laine, viande, lait et graisse.

Les chevaux et les moutons ont été pendant des centenaires une unité monétaire essentielle d’échange ou d’achat de marchandises, d’armes ou même d’une épouse.

 

Les chevaux jouent le rôle important dans la vie des peuples nomades. Les chevaux kirghiz, entraînés de surmonter les grandes distances accompagnant des troupeaux d’animaux domestiques, étaient renommés pour leur force et endurance et avaient la réputation du bien précieux. Les enfants étaient mis en selle pratiquement dès qu’ils commençaient à apprendre leur marche. Et même aujourd’hui on peut voir les troupeaux de chevaux aux pâturages montagneux.   

 

A la campagne rien n’est plus apprécié que le savoir-faire à manier habilement les chevaux. Les courses sur endurance et vitesse peuvent avoir une distance de plus de 30 km, et les jeux de cheval font partie obligatoire du programme des fêtes comme, par exemple, le festival « At-Tchabych » (Courses). Un de ces jeux sous-entend deux participants (cavaliers), les corps desquels sont couverts de graisse de mouton. Les adversaires (se trouvant à cheval) essaient d’arracher l’un l’autre par terre. Un autre jeu est une compétition de deux équipes. Chacune d’elles doit accumuler les points en traînant ou bien en jetant une carcasse massive d’un bouc à travers la ligne finale de l’équipe d’un adversaire. Plus « romantique » semble le jeu « Kyz kouhoumay » où le garçon, à cheval, essaie de rattraper une jeune fille cavalière et l’embrasser. Celle-ci fait tout son possible pour ne pas lui permettre de la rattraper. Il est de tradition que, si le garçon perd, la jeune fille le « récompense » de coups de cravache. Mais, au cas où le garçon gagne, la jeune fille a à tomber amoureuse de lui, car celui-ci s’est montré sous son meilleur jour.

 

Une autre activité, où le cheval joue un rôle important, est la chasse, surtout la chasse à l’aigle royal. Ce genre de chasse existe encore dans certaines régions du Kirghizstan et du Kazakhstan. Les habitants de pays occidentaux sont portés à considérer une telle chasse pareille à la chasse à faucon. Mais, malgré le fait que la chasse à faucon et à autour existe toujours, les chasseurs à l’aigle royal la traitent de haut en la considérant comme une occupation pour enfants et dilettantes. Deux professionnels—chasseur et son oiseau de chasse, au cours de la saison de chasse qui commence à l’arrière saison et dure 4 mois, peuvent se procurer 50 ou 60 renards, une dizaine de blaireaux, une paire de lynx, 4 ou 5 loups. Rares sont les cas où l’aigle royal ne puisse capturer sa proie qu’il tue vite en lui cassant le rachis par ses griffes solides.

 

La viande de cheval est un genre de nourriture hautement appréciée par les Kirghiz. Les chevaux sont spécialement engraissés et ne portent jamais de selle, pour que leur viande soit douce. Au cours d’une grande fête ou des funérailles la viande de cheval est servie comme un plat principal. Après tout, le cheval pour les Kirghiz est un objet principal des investissements.

 

La source principale de la protéine, surtout en hiver, pour la plupart de la population locale est kouroute (petites balles du fromage de brebis séché) et kymyz ou koumiss, lait fermenté de jument (une boisson forte et aigre). Le moyen traditionnel de la préparation du kymyz : le lait de jument est versé dans l’outre, faite de la peau des bêtes (tchanatch) ; un tiers du lait de la veille est mélangé avec du lait frais et le tout est laissé fermenter dans un endroit doux de la yourte. Plus tard on l’agite en le fouettant  périodiquement avec un bâton spécial de bois (bichkek). La boisson, avant de se transformer en acide lactique, devient légèrement alcoolisée.