Jeux équestres nationaux

 

JEUX EQUESTRES NATIONAUX

 

Le cheval pour les Kirghiz est un bien de valeur. C’est pourquoi il n'est pas étonnant que les compétitions équestres soient les plus populaires de toutes les façons de passe-temps favorites. Les relations entre l’homme et le cheval sont chantées dans la poésie épique héroïque « Manas » : le héros puissant Manas, pareil à la tour d’argent, trônait sur son coursier, appelé Ak-Koula, qui le transportait harmonieusement à travers les sommets et les pics des montagnes. Ce cheval avait l’air d’un oiseau planant au-dessus des pics des montagnes.

De nos jours, les traditions liées aux chevaux, sont toujours gardées avec ménagement. Une des traditions remontant à l'antiquité sont les jeux équestres nationaux. Ils font souvent partie intégrante de fêtes locaux ou de grandes fêtes nationales.

 

Kyz kouhoumay (« Rattrape une jeune fille »). Au temps très éloigné ce jeu fût une partie d’un rite nuptial. La règle prescrivait que la fiancée eût le meilleur  coursier aussi que le droit de commencer les courses. Le fiancé se lançait à sa poursuite, ce qui faisait la preuve de son amour et de son droit de se marier avec elle. Comme le cheval du jeune homme était moins puissant, celui-ci, parfois, ne réussissait pas de rattraper le cheval de sa bien-aimée. À cause de cela  elle pouvait le « récompenser » de coups de cravache, mais elle ne le repoussait pas et la célébration du mariage continuait.

À présent ce jeu traditionnel folklorique est habituellement organisé au cours des fêtes, sur les pâturages verts de haute montagne (djaïloo) ou aux hippodromes.

 

Oulak-tartych ou keuk beuru. Ce jeu représente une lutte entre deux équipes de cavaliers pour la carcasse d’un bouc. À ce qu’il paraît, ce jeu fut paru et développé au temps très éloigné, au temps où les troupeaux pâturant dans les prés et à la montagne toute l’année, étaient sujets des attaques fréquentes des loups. N’ayant pas d’arme à feu, les bergers ne pouvaient pas faire face aux bêtes sauvages. Les cavaliers courageux poursuivaient les loups jusqu’à ce que ceux-ci ne tombent. Alors les bergers commençaient à battre les loups afin de reprendre les bêtes enlevées.

D’après une autre version, ce jeu fut inventé  pour les entraînements des cavaliers expérimentés afin d’aider les guerriers à acquérir les secrets de l’équitation et de la bataille à cheval.

 

Plus tard  le loup a été remplacé par la carcasse de bouc, car sa peau résiste bien à la poussée de la lutte, et son poil long permet bien de le saisir et de le retenir. 

 

 

Tiyin ainmey. C’est une compétition, au cours de laquelle  les jeunes cavaliers ont la possibilité de manifester leurs maîtrise et habileté pendant  les courses. Au temps passé on utilisait des pièces de monnaie, jetées par terre, que les cavaliers, allant à toute bride, devaient relever. À présent la monnaie est remplacée par les fanions en tissu multicolore. Ceux-ci sont disposées d’une manière régulière le long du parcours des cavaliers qui, à toute allure, se dirigent vers ces fanions, se baissent, en essayant de les ramasser. Dès que un cavalier réussit à relever un fanion, il le lance en l'air afin que les spectateurs puissent en tenir le compte. Celui qui, après trois essais, aura les meilleurs résultats, sera proclamé vainqueur.

 Kyz kouhoumay

 Oulak-tartych

 Tiyin ainmey

 Oodarych