Equipement de cheval

 

EQUIPEMENT DE CHEVAL TRADITIONNEL

L'équipement de cheval représentait l'objet des soins particuliers des nomades, car le cheval jouait un rôle important dans leur vie. Pour les nomades  le cheval était un ami le plus cher, le plus dévoué et sur lequel on peut toujours compter. À cette époque-là rester sans cheval était pour un nomade équivalent à la perte de vie. L'homme sans cheval n'était plus un homme, car la dignité d'un nomade se formait de sa fortune et de la beauté du harnais de son cheval. Et le vrai honneur pour le nomade était la mort en celle pendant un voyage, en route.

L'équipement de cheval dans son ensemble représente le résultat de l'acquisition remarquable de la culture des nomades - chasseurs, guerriers, éleveurs. Comme dans des conditions de la vie nomade le cheval était un animal indispensable, l'équipement de cheval présentait vraiment l’honneur des Kirghiz.

 

Moyens d'aide sont bride et kamtcha (fouet ou cravache). Un des moyens importants d'aide du cheval de celle sont les pieds et jambes du cavalier. La partie inférieure depuis le talon jusqu'au genou porte le nom de cuisse. Afin d'intensifier l'action des jambes sur les flancs du cheval les gens, depuis longtemps, ont appris à fabriquer des éperons de forme et longueur différentes.

Quant aux cavaliers débutants, il ne leur est formellement pas recommandé de se servir des éperons, car ils peuvent traumatiser le cheval et ne pas apprendre à mener le cheval.

 

Moyens de la protection du cheval: caparaçon et couverture.

Caparaçon. Le caparaçon était toujours un détail important de l'équipement de cheval. Il préservait l'animal de la chaleur et de la sueur; il le protégeait contre le surrefroidissement pendant l'intempérie, contre les flèches, lances, haches des ennemis pendant les combats. Les caparaçons des chevaux de Maverannakhre avaient une forme trapézoïdale et couvraient la croupe de cheval depuis le cou (ou garrot) jusqu'à la queue. On les plaçait juste sous la celle. Parfois, au lieu du caparaçon, on mettait la couverture sur la celle en l'attachant avec des courroies spéciales. Il existait des caparaçons d'été et d'hiver. Celles d'été étaient en tissu de tapis ou en velours. Celles d'hiver étaient, d'après Yazdi, en feutre.

Le caparaçon est composé de deux parties: inférieure - brodée au bord, et supérieure (tokoum) qui est moins grande et toute brodée, sauf sa partie du milieu, cachée sous la celle. Des deux côtés du caparaçon s'étendaient des pales latérales brodées de selle (teminohors). Parfois ils étaient complétés par des pendants décoratifs. Habituellement les caparaçons étaient brodés par le velours noir ou bien par le cuir. Parmi les motifs ornementaux de la broderie on peut voir une rosette ronde avec des volutes corniformes (kotchkor muyuze « corne du mouton »),  et une plante grimpante.

La couverture  qui couvrait le caparaçon (koptchouk) était en velours noir dont le bord était orné d'une large bande brodée. Le protège-poitrine (keumeulduruk) faisant partie de l'équipement de cheval était aussi brodé.

Couverture. Couverture est un coussin inférieur de la celle fabriquée de quelques morceaux assemblés de feutre. Elle est posée sur le dos du cheval et accole son corps. La couverture diminue la tension de l'arçon sur la peau et absorbe la sueur. Elle exige le dessèchement régulier.

 

Moyens assurant la position la plus confortable et la plus régulière du cavalier.

Celle. Les Kirghiz disent: « Tu peux ne pas avoir de cheval, mais une celle, tu dois en avoir au moins une, obligatoirement.» Tu peux emprunter (au besoin) le cheval à ton voisin — il te le prêtera et c’est normal. Mais la celle, il te la prêtera à contrecoeur. C’est parce qu’à l’époque une  celle coûtait beaucoup plus cher qu’un cheval pour les nomades. Et même aujourd’hui une bonne celle a le prix de deux chevaux et peut servir à ses  maîtres plus d’un siècle.

La celle, en qualité d’un élément destiné à l’équitation, est connue  depuis le premier millénaire avant J. C. (sous forme de celles molles — caparaçons). À cette époque-là elles étaient fixées à l’aide des ceintures de queue et de poitrine. Plus tard on a commencé à employer une sangle. La celle à  la base dure n’apparaît qu’en haut moyen-âge.

Étriers. L’étrier est une partie de la celle, servant de l’appui pour les pieds pendant la mise / la course à cheval. On peut supposer que, primordialement, le rôle  des étriers jouaient des trous, faits de deux côtés de la peau d’animal, mise sur le dos du cheval. Plus tard, les étriers ont pris la forme de nœuds de courroie. Les étriers en métal n’ont apparus en Asie et en Europe qu’aux 4-5 siècles de notre ère. Les étriers modernes sont fabriqués en acier et ont la forme d’un cercle irrégulier. Les étriers sont fixés à la celle à l’aide des étrivières, passées dans des trous spéciaux se trouvant en haut des étriers.

Sangle. La sangle est une partie de l'équipement de cheval, ayant une forme d’une large courroie solide. Le plus souvent elle est fabriquée en cuir.

 

 

 Selle